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Le feu sacré de l’été

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Le solstice d’été du 21 juin correspond au moment de l’année où le Soleil monte au plus haut dans le ciel et éclaire pendant une durée maximale l’hémisphère nord : c’est le jour le plus le long de l’année.

Début mai, Beltaine marque le début de la saison claire avec le retour du soleil. La signature de l’élément feu se révèle alors surtout dans la lumière, encore timide et même subtile. C’est une joie printanière pétillante et encore fraîche.

A l’approche du solstice d’été et de ses longues journées, la puissance du FEU et l’intensité de la lumière se font plus sensibles. L’heure est à la fête, à l’abondance et aux couleurs vives car, dès le solstice passé, les jours commenceront à rétrécir, impulsant concentration, fructification, … mort puis renaissance. Ainsi va le cycle de la vie.

Le 24 juin, à la St Jean, les feux flambent de toutes leurs forces et de toute leur puissance dans cet été naissant. Le soleil peut être déjà écrasant et impressionnant à son zénith, de même que la joie exaltée qui imprègne le solstice d’été.
Or de la joie à la colère, il n’y a qu’un pas !
Les orages d’été grondent déjà … Avec l’intensité de la chaleur, le FEU peut vite devenir destructeur ! Et, de ce fait, faire peur…
Pour autant, véhiculée par l’air et canalisée par l’eau, la foudre est une puissance céleste fertilisante et dynamisante nécessaire à la Vie sur Terre, tant sur un plan physique que symbolique. C’est la rencontre entre les forces telluriques et les forces cosmiques, entre le père Ciel et la Terre mère, entre le féminin et le masculin. Ce sont les noces mystiques.

Par ailleurs miroir du solstice d’hiver et de la nuit de Noël, le solstice d’été et la fête de la St Jean marquent aussi une sorte de silence, de temps suspendu entre l’expire et l’inspire de la Terre, point d’équilibre sur le grand balancier céleste. En filant la métaphore, le solstice d’été correspond au moment où l’on est au plus haut, celui où l’on décolle de son siège pour une seconde d’apesanteur, instant suspendu entre les mondes. Il est dit qu’alors, pour qui garde le contact avec son âme d’enfant et invite la magie dans sa vie, les portes s’ouvrent et … l’âme agit !

Le midi du solstice d’été constitue ainsi un moment privilégié pour se relier à toute forme de vie : méditer au pied d’un chêne, dessiner un paysage, se laisser caresser par le souffle de l’été, converser avec un elfe, participer à une Equi-Relax 🙂

Albane Galinou La Voie du Cheval